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La CIA en “sources ouvertes”

Si Mike Pompeo veut se suicider virtuellement et mettre fin à ses chances d’être un secrétaire d’État efficace, trois articles récents nous fournissent la documentation pour la réalisation de son souhait de se donner la mort. Ils concernent la formation d’un réseau de renseignement “voyou” (rogue intelligence network) proposé par Erik Prince et aimé par Oliver North, deux personnages qui devraient être inculpés de crimes contre l’humanité. Si cette idée absurde, anticonstitutionnelle et contraire à l’éthique survivait au-delà de cette semaine, le président ne se rétablirait pas.

Ce genre d’idée doit être considérée comme suggérant que Mike Pompeo – le diplômé d’honneur de sa classe à West Point – n’a pas complètement réussi à prendre le contrôle de la Central Intelligence Agency (CIA) et se trouve disqualifié de tout autre poste dans l’administration Trump jusqu’à ce qu’il le fasse. Il faut des cerveaux et des tripes pour avoir une emprise sur la CIA et, à travers une CIA revitalisée, sur le reste de la US Intelligence Community (IC). S’échapper au département d’État pour des cocktails ultra-chics des diplomates de la capitale est une rétrogradation. Pompeo a besoin d’avoir une emprise et de démontrer qu’il peut inspirer la loyauté et la compétence non seulement à la CIA, mais aussi dans la IC dans son ensemble qui ne sert plus le président.

Pour moi et au contraire, je recommanderais certainement à Pompeo la dissolution de tout le bureau du directeur du renseignement national (ODNI) et l’expansion de la CIA pour inclure de nouvelles directions pour l’imagerie, les signaux, le renseignement géospatial et le traitement, coïncidant avec la liquidation avec “extrême préjudice” du Bureau National de reconnaissance (NRO), de l’Agence nationale de sécurité (NSA) et de l’Agence Géospatiale Nationale (NGA). Moi-même et d’autres personnes qui maîtrisent le dysfonctionnement pathologique de ces organisations – aux dépens extrêmement élevés du contribuable américain – sommes d’accord pour que 70% des activités de ces agences puissent être immédiatement liquidées, les 30% restant étant transférés à l’Agence de renseignement (CIA).

Combinez cette consolidation et la réduction des effectifs avec une agence Open Source (OSA) dans le Bureau exécutif du Président (EOP) et le transfert du Council National du Renseignement (INC) au Bureau de la gestion et du budget (OMB) sous la direction du Directeur adjoint pour la gestion (DDM) ; triplez le budget du Federal Bureau of Investigation (FBI) selon le sérieux qu’il mettrait à tirer parti des données de la NSA pour abattre tous les traîtres, tous les pédophiles des élites (les 1%), tous les criminels du crime organisé de ces mêmes élites, etc., – et vous avez un fondement de sécurité nationale pour une nation intelligente, selon un processus qui permettrait à notre président de créer une richesse infinie dans le pays et la paix à l’étranger.

La CIA et le reste de la IC produisent “au mieux” selon le Général du Corps des Marines à la retraite Tony Zinni (ancien chef de Central Command), 4% de ce dont le Président et les principaux commandants de zone ont besoin, auquel j’ajouterais “et rien pour le reste du gouvernement, pour le Congrès et pour le public”. D’après ce que je sais du Amyntor [cité dans la proposition Prince-North], il s’agit d’une société écran qui vend des capacités virtuelles inexistantes, puis se démène pour créer ces capacités si et quand elle obtient un contrat. Je suis plus consterné par cette idée stupide que si le président envisageait de confier le contrat à G4S ou à une toute autre organisation frontiste du Deep State. La CIA ne devrait pas être dans l’activité de l’enlèvement secret et de la torture ; ni dans l’activité de regime change, ni dans celle de l’assassinat par drones. Le plus tôt le président – dont l’instinct affiché pendant la campagne semble avoir été subverti une fois au pouvoir – pourra écouter des professionnels à l’intelligence saine et équilibrée lui montrer la valeur du renseignement comme support de décision concernant toutes les menaces, toutes les politiques, tous les coûts, – et notamment le coût culturel, économique et politique, d’une IC dysfonctionnelle qui n’a rien de substantiel pour rendre l’Amérique encore plus grande (Make America Great Again), le plus tôt nous pourrons nationaliser la Réserve Fédérale, fermer toutes nos bases militaires à l’étranger, fermer 50% du gouvernement en commençant par les ministères de l’Éducation, de l’Énergie, de la Sécurité intérieure et de l’Internal Revenue Service, et réorienter nos capacités considérables ainsi dégagées pour mettre fin à la pauvreté, aux maladies et à la dégradation de l’environnement dans notre pays, et à la destruction continue de notre culture – en particulier les valeurs familiales et les constructions communautaires – par Hollywood, les Mainstream Media (MSM), et #GoogleGestapo.

En termes plus simples, on dira que la CIA doit se reconnecter au travail du renseignement humain (Human Intelligence, ou HUMINT) qui se compose de deux parties : HUMINT clandestine (espionnage, recrutement de traîtres) et Open Source Intelligence (OSINT) qui n’est pas une surveillance passive des médias et des renseignements techniques comme la CIA a tenté de mettre sur pied, mais plutôt un service actif de type HUMINT, capable de récolter le renseignement distribuée dans toutes les activités écrites de tous les humains, dans toutes les langues et de tous les temps. Que la CIA ne fasse toujours pas ce travail marque la voie vers son trépas. Pompeo peut encore sauver la CIA (et je veux absolument sauver la CIA) mais ses conseillers actuels sont des menteurs incompétents manquant à la fois d’intégrité et d’imagination. Il a besoin d’une révision complète de son équipe de direction, en commençant par la retraite immédiate de toutes les personnes proches de la retraite, et la cessation rapide par étapes des liens avec tous ses contractants (un tiers devrait avoir l’option de rejoindre le gouvernement en réaffirmant leur serment défendre et soutenir la Constitution contre tous les ennemis domestiques et étrangers). Le graphique ci-dessous (*) a été créé en 2010 quand j’ai été interviewé pour être le chef de renseignement de la Défense pour l’HUMINT à la Defense Intelligence Agency (DIA). Jusqu’à ce que la CIA et la DIA obtiennent la distribution des coûts et des efforts telle qu’elle est décrite, ces deux agences resteront non seulement sans rapport avec la prise de décision présidentielle et au niveau du Cabinet, mais contre-productive.

La Direction du Renseignement (DI) de la CIA est principalement composée d’esprits enfantins et de personnes de race blanche en surpoids complètement déconnectés de la réalité. Ce personnel souffre en partie d’une stratégie d’embauche qui valorise les jeunes gens et les salaires bas (et les esprits C + qui peuvent être retenus pour remplacer les esprits les esprits A + qui s’en vont dans quelques années), aux dépens d’experts en la matière éprouvés à mi-carrière ; il souffre également du mépris total de la part de la CIA pour ce qu’on appelle Active OSINT (HUMINT ouvert) [7] ; il souffre enfin d’une mentalité de sécurité néandertalienne interdisant aux analystes – qui ne sont pas “sous couverture” – d’avoir des contacts avec le reste du monde. J’ai vu des analystes de haut rang de la CIA enquêter, – et finalement chassés de la CIA, – pour avoir eu la témérité d’appeler des experts universitaires dans le pays dont ils étaient responsables. Les analystes de la CIA font rire sous cape ; l’histoire il y a plusieurs années de la jeune femme responsable des Pays-Bas à l’agence et en visite à Amsterdam me vient à l’esprit, quand ses hôtes se sont aperçus que l’analyste de la CIA responsable de leur pays ne savait rien, ne parlait pas leur langue, n’avait jamais lu un de leurs livres d’histoire, et manquait de l’accès à 96% des informations pertinentes.

La CIA doit également prendre au sérieux le traitement en temps quasi-réel des informations de toutes sources dans tous les médias. Je me souviens encore du Report Officer quittant brusquement son bureau pour se mettre en congé imprévu lorsque le premier lot de données collectées sur les réseaux des premiers ordinateurs fut déposé sur son bureau – même s’il savait en 1989 ce qu’il fallait faire des données informatiques pour l’analyse scientifique et technologique, et tout le reste. La CIA est encore aujourd’hui profondément en retard dans son architecture informatique et dans ses concepts de technologie de l’information. Mon bulletin ci-dessous sur le traitement et l’analyse informatique s’étend à l’ensemble de l’industrie, pas seulement à la CIA .

Amazon n’est pas une panacée, Amazon est une menace et un acte d’accusation (contre les limites de la CIA). La NSA n’est pas meilleure, laissant 99% du matériel recueilli non traitée et ne fournissant aucun soutien tactique aux opérations clandestines à l’étranger ou aux opérations de contre-espionnage sur notre territoire. Nous n’avons toujours pas de cartes de combat au 1/50 000ème pour l’essentiel du monde ; en Somalie, nous utilisons encore des cartes russes à 1/100 000ème d’il y a plus d’une décennie, et personne à la CIA n’a la moindre idée de la façon de procéder. C’est ce qu’Ellen Seidman, du National Economic Council, a appelé l’économie “comparée et contrastée” éclairant l’écart de valeur entre les concurrents nationaux américains par rapport aux concurrents étrangers.

Le renseignement national (National Intelligence, NI) est une responsabilité inhérente du gouvernement, – pas quelque chose qui devrait être délégué au secteur privé, –  et c’est aussi une responsabilité inhérente du commandement qui ne peut être délégué. Si Donald Trump veut être le plus grand président de tous les temps en créant la prospérité chez lui et la paix pour le commerce à l’étranger, il a besoin de prendre le contrôle de la CIA et d’examiner mes idées.

Considérer, pour un instant, la privatisation des opérations secrètes et clandestines est à mon avis un aperçu de la façon dont l’administration Trump pourrait s’autodétruire à court terme alors même qu’elle frise le triomphe sur l’État profond avec plus de 2 500 actes d’accusation bouclés et utilisables. Le sort de la CIA est le facteur qui déterminera si le gouvernement américain (USG) peut encore fonctionner avec intelligence et intégrité, – ou s’il ne le peut plus… Mike Pompeo est à la croisée des chemins, tout comme notre président. Voilà mon sentiment.

Robert David Steele pour DDE

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